La stérilisation, la solution

Nous aurions aussi pu choisir comme slogan « une seule solution, la sté-ri-li-sation ! »

Mais pourquoi au juste y a-t-il une course à la stérilisation pour ces pauvres chats ? D’ailleurs, sont-ils vraiment plus malheureux une fois stérilisés ? Et puis, comment ça se passe pour les chats qui n’appartiennent à personne ?

On vous explique.

Avant tout, une obligation légale

En effet, certains ne sont peut-être pas au courant mais la stérilisation des chats domestiques est obligatoire partout en Belgique ! La loi est entrée en vigueur le 1er novembre 2017 en Wallonie obligeant ainsi les chats nés après cette date à être stérilisés avant leurs 6 mois et ceux nés antérieurement à être stérilisés pour le 1er janvier 2019.

Hélas, à l’heure actuelle, il n’y a aucun contrôle effectif de cette mesure en dehors des visites chez le vétérinaire, ce pourquoi il est primordial d’informer et de sensibiliser les gens face aux conséquences de la non-stérilisation.

Pourquoi stériliser mon chat ?

Chaque année, des milliers de chats sont recueillis dans les refuges wallons. En 2018, 37% (chiffres BEA) des chats amenés en refuge devaient malheureusement être euthanasiés, faute d’adoptions insuffisantes. 

S’ajoute à cela la problématique des chats errants, estimés à une bonne dizaine de milliers dans nos rues, à laquelle nous reviendrons plus bas.

Malgré cette obligation légale, encore trop de gens négligent et sous-estiment l’importance de stériliser leur chat. Alors que le « désagrément » est beaucoup plus important lorsqu’on possède une chatte, car on se retrouve avec des portées de mini boules de poils dont il faut se débarrasser, ça l’est bien moins pour les propriétaires de chats mâles qui n’ont pas à subir les conséquences directes des ébats de leur matou mais qui en portent tout autant la responsabilité

Le réel problème de ces portées non-désirées et bien souvent « données contre bons soins » comme de vulgaires marchandises est que cela contribue à aggraver l’accroissement de la population non-contrôlée (comprenez non-stérilisée) de félins et hélas, pour les moins chanceux d’entre eux qui finiront abandonnés, également la population de chats errants.

Fait dont les propriétaires, satisfaits d’avoir pu distribuer tous les chatons, n’ont souvent pas conscience.

Les avantages de la stérilisation

Outre le fait d’être l’unique solution pour endiguer cette surpopulation et cette misère féline, la stérilisation présente de nombreux avantages tant pour les chats que pour leurs propriétaires :

Niveau physiologique :

  • Diminue le risque de cancers liés au système reproducteur
  • Suppression des chaleurs
  • Prolonge de manière générale l’espérance de vie

Niveau comportemental :

  • Chez les mâles – souvent négligés, c’est pourtant chez eux que la stérilisation a le plus d’impacts positifs au niveau du comportement :
  • Forte diminution des fugues
  • Forte diminution des bagarres, comportements agressifs et blessures liées (et donc du risque de transmission de maladies)
  • Forte diminution des marquages urinaires
  • Meilleure sociabilité et souvent, plus affectueux
  • Chez les femelles :
  • Meilleure sociabilité, surtout en groupe

Malgré tout ceci, quelques idées reçues ont pourtant la vie dure…

Pour son bien-être, ma chatte doit avoir au moins une portée dans sa vie…

FAUX. C’est une idée très répandue mais sans aucun fondement. Aucune étude ne démontre un lien entre le fait d’avoir une portée et le bien-être de l’animal.

A force de stériliser les chats, il finira par ne plus y en avoir…

FAUX. Absolument toutes les statistiques sont criantes de vérité par rapport à la surpopulation féline. Nous sommes actuellement dans une situation tragique de déséquilibre : 10.000 chats euthanasiés par an, faute de place. Il est donc illusoire de penser que la race du chat européen va s’éteindre suite à cette mesure. Il sera parfaitement possible d’assouplir la législation si l’on observe à terme un équilibre entre les abandons et les adoptions en refuge.

C’est trop cher…

TOUT EST RELATIF. La stérilisation d’un mâle coûte dans les environs de 70€ et pour une femelle on compte environ 120€. Evidemment, il s’agit d’une dépense unique sur l’entièreté de la vie de l’animal qui vous évitera bien des désagréments par la suite.

Il faut savoir également que le budget lié à la stérilisation des chats errants représente 200.000€ issus des finances publiques.

Certaines communes parmi les plus engagées ont mis en place des aides financières ou des incitants pour la stérilisation des chats de particuliers. Renseignez-vous auprès de votre Echevinat du Bien-être animal ou Environnement.

La Fondation Prince Laurent peut également vous offre une aide pour la stérilisation ou les soins de votre animal en fonction de vos revenus.

Et les chats errants alors, qui s’en occupe ?

Véritable problématique prenant de l’ampleur d’année en année, des campagnes de stérilisation ont été mises en place dans plusieurs communes pour tenter d’endiguer la surpopulation des chats errants.

Comment cela fonctionne-t-il en pratique ? Chaque commune possède ses propres procédures mais de manière générale lorsqu’un citoyen constate la présence d’un ou plusieurs chats errants, il prend contact avec le service communal compétent pour signaler et demander une prise en charge pour la stérilisation. La commune possède une convention avec certains vétérinaire ou une association de protection animale.

Une fois l’état d’errance du chat prouvé, soit du matériel de trappage (des cages-trappes) vous sont prêtés soit des agents communaux ou des bénévoles s’occupent d’attraper l’animal qui sera ensuite conduit chez un vétérinaire et stérilisé aux frais de la commune.

Dans l’idéal, une convalescence 1 à 3 jours en fonction du sexe sera observée pour s’assurer que l’animal se remet bien de l’opération puis il sera relâché LA OU IL AURA ÉTÉ PRIS.

Ce dernier point étant d’une importance capitale pour la survie du chat.

Vous pouvez retrouver les détails sur cette pratique ainsi que des aides sur la procédure dans la section « PRESENCE D’UN CHAT(ON) ERRANT, QUE FAIRE ? » et la liste des communes possédant un plan de stérilisation ci-dessous (données datant de 2016) :

AMAY,  ANDENNE, ANHEE, ANTOING, ATH, AUBANGE, AWANS, AYWAILLE, BAELEN, BASTOGNE, BEAUVECHAIN, BERTRIX, BRAINE-LE-COMTE, BRAINE-L’ALLEUD, BRAINE-LE-CHÂTEAU, BRUGELETTE, BRUNEHAUT, BURDINNE, BURG REULAND, BÜTGENBACH, CELLES, CHAPELLE-LEZ-HERLAIMONT, CHARLEROI, CHATELET, CHAUMONT-GISTOUX, CHIEVRES, COLFONTAINE, COMINES-WARNETON, COURCELLES, COURT-SAINT-ETIENNE, COUVIN, DINANT, DONCEEL, DOUR, ECAUSSINNES,  ENGHIEN,  ENGIS, EREZEE, ERQUELINNES, ESTAIMPUIS, ESTINNES, EUPEN,  FARCIENNES, FERNELMONT, FEXHE-LE-HAUT-CLOCHER, FLOBECQ, FLOREFFE, FLORENNES, FRAMERIES, GEDINNE, GEER, GEMBLOUX, GENAPPE, GESVES, GOUVY, GREZ-DOICEAU, HABAY, HANNUT, HASTIERE,  HELECINE, HERBEUMONT, HONELLES, HOTTON, HUY, INCOURT,  ITTRE, JEMEPPE-SUR-SAMBRE, JODOIGNE, JUPRELLE, JURBISE, LA BRUYERE, LA LOUVIERE, LA ROCHE-EN-ARDENNE, LASNE, LESSINES, LINCENT, LOBBES, MARCHE-EN-FAMENNE, MEIX-DEVANT-VIRTON, MESSANCY, MONS, MORLANWELZ, MOUSCRON, NAMUR, NASSOGNE, NEUPRE, NIVELLES, OHEY, OREYE, OTTIGNIES-LOUVAIN-LA-NEUVE, PEPINSTER, PLOMBIERES, QUAREGNON, QUEVY, QUIEVRAIN, RAMILLIES, REBECQ,  REMICOURT, RIXENSART, ROUVROY, RUMES, SAINT-GEORGES-SUR-MEUSE, SAINT-HUBERT, SAINT-LEGER, SAINT-VITH, SAMBREVILLE, SENEFFE, SOIGNIES,  SOMME-LEUZE, SOUMAGNE, SPA, TINTIGNY, TOURNAI, TUBIZE, VERVIERS, VIELSAM, VILLERS-LA-VILLE, VIRTON, VRESSE-SUR-SEMOIS, WAREMME, WASSEIGES, WATERLOO, WAVRE, YVOIR.

Sources :

Pour la stérilisation obligatoire des chats domestiques | GAIA

Bien-être animal – Stérilisation des chats (wallonie.be)

Stérilisation | Les Amis des Animaux